La route connectée au service de la sécurité routière

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(Paris, le 2 mai 2019)

Alors que les statistiques sur la mortalité routière font apparaître depuis plusieurs mois maintenant, une augmentation du nombre de tués chez les cyclistes, les cyclomotoristes et les piétons, principalement pour d’autres motifs que la vitesse, il apparait que la communication mobile pourrait sauver plus de vies à l’avenir." data-share-imageurl="">

(Paris, le 2 mai 2019)

Alors que les statistiques sur la mortalité routière font apparaître depuis plusieurs mois maintenant, une augmentation du nombre de tués chez les cyclistes, les cyclomotoristes et les piétons, principalement pour d’autres motifs que la vitesse, il apparait que la communication mobile pourrait sauver plus de vies à l’avenir.

L’heure est en effet venue de passer au V2X (vehicle-to-everything), autrement dit à la communication entre la voiture et tout son environnement. Depuis des années, constructeurs et équipementiers testent cette forme de communication pour prévenir en temps réel accidents, bouchons et autres incidents susceptibles d’affecter la conduite. Mais ceci suppose l’installation d’unités en bord de route sur les principaux axes et l’intégration d’une puce dans les voitures.

Un acteur comme Volkswagen a d’ores et déjà pris le virage. A ce stade, il s’agit de communiquer via un standard proche du Wi-Fi sur la bande de fréquence 5,9 Ghz. Baptisé ITS G5, c’est le standard que pousse la Commission Européenne. Pour mémoire, la circulation automobile fait environ 25 000 morts et 135 000 blessés chaque année dans l'Union européenne. La Commission souhaite baisser de moitié ces deux chiffres d'ici 2030 dans le cadre d'un objectif à long terme baptisé "Vision zéro" visant à pratiquement éradiquer les accidents de la route d'ici 2050.

Mais le choix technologique du Wi-Fi ne plaît pas à tout le monde. Chez les constructeurs, BMW, Daimler, Ford et PSA préfèrent la 5G, qui est jugée plus performante. La Chine a également retenu ce standard. Du coup, le débat sur les deux normes envisagées pour devenir le standard en Europe en matière de connexion des véhicules autonomes fait rage entre les deux camps, et mobilise nombre de lobbyistes.

Les promoteurs de la norme basée sur la 5G, baptisée C-V2X (Cellular Vehicle to Everything) mettent en avant que cette technologie est déjà viable et qu’elle s'améliorera au fur et à mesure du déploiement des réseaux mobiles de cinquième génération. Elle pourrait, en outre, avoir un impact important sur la sécurité et permettre, entre autres, à une voiture connectée de repérer un piéton grâce à son smartphone avant même que l'automobiliste ne s'en aperçoive. Dans ce cas, le véhicule freinera automatiquement et enverra une alerte sur le téléphone du piéton.

Et la France dans tout cela ? Dans une espèce d’indifférence générale, des expérimentations ont eu lieu : il s’agit du projet SCORE@F (Système COopératif Routier Français, un système de communications pour des routes et des infrastructures intelligentes) entre 2011 et 2013, ou encore du projet SCOOP@F entre 2014 et 2018. Dans ce cadre, cinq zones-tests (Bordeaux, Bretagne, corridor Est, Ile-de-France, Isère) ont fait l’objet d’aménagements avec des balises et des véhicules équipés par PSA et Renault. Cet embryon de réseau a ses équivalents en Angleterre, en Belgique, aux Pays, en Allemagne et en Autriche.

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(Paris, le 2 mai 2019)

Alors que les statistiques sur la mortalité routière font apparaître depuis plusieurs mois maintenant, une augmentation du nombre de tués chez les cyclistes, les cyclomotoristes et les piétons, principalement pour d’autres motifs que la vitesse, il apparait que la communication mobile pourrait sauver plus de vies à l’avenir." data-share-imageurl="">