L'interface homme-machine, le nerf de la guerre des constructeurs

Partager

(Paris, le 18 juillet 2018)

Avec toujours plus de fonctions à gérer, liées à la connectivité et à l’automatisation croissante de la conduite, l’habitacle devient un espace numérique. Une évolution qui peut paraître trop rapide par rapport à la capacité d’adaptation des conducteurs." data-share-imageurl="">

(Paris, le 18 juillet 2018)

Avec toujours plus de fonctions à gérer, liées à la connectivité et à l’automatisation croissante de la conduite, l’habitacle devient un espace numérique. Une évolution qui peut paraître trop rapide par rapport à la capacité d’adaptation des conducteurs.

Quand on regarde certains concept-cars, comme le SUV K-Byte de Byton, l’écran central fait toute la largeur de la planche de bord. C’est encore plus spectaculaire que la tablette géante de Tesla (qui a d’ailleurs revu la taille à la baisse dans le Model 3). Le fait est que le tableau de bord a basculé dans le digital, avec la disparition des aiguilles, et des compteurs virtuels qui s’affichent à la place sur une dalle LCD de 10 ou 12 pouces. On peut afficher la carte du GPS en plein écran et en haute résolution, ou choisir au contraire des données liées à la conduite (sport ou éco, selon le tempérament).

Dans l’industrie automobile, des designers venus d’autres horizons travaillent sur ces cockpits numériques, qui sont destinés à améliorer l’expérience utilisateur. Les possibilités de personnalisation deviennent presque infinies. C’est très excitant pour des conducteurs aguerris au digital, plus troublant pour une majorité. Même quand on a l’habitude, on ne trouve pas forcément du premier coup les touches qui permettent de changer d’heure ou de régler la clim’.

Conscients de cette complexité, les constructeurs essaient d’accompagner la numérisation à marche forcée par des commandes plus intuitives. Ainsi, la reconnaissance vocale (Siri, Google Now, Alexa d’Amazon, Ask Mercedes…) permet d’activer une fonction sans avoir à rechercher le bon menu en roulant. De même, des gestes permettent de monter le son ou de changer de musique.

L’enjeu de demain sera de proposer un accès très simple à l’automatisation de la conduite. Aujourd’hui, par exemple, il faut activer le régulateur de vitesse intelligent, inscrire une vitesse et s’assurer que le système de suivi de ligne est bien opérationnel. On peut imaginer que l’écran signalera que les conditions sont réunies pour déléguer la conduite (avec par exemple le marquage au sol matérialisé en vert de part et d’autre de l’avatar du véhicule, au centre du tableau de bord). Il suffira alors d’appuyer sur un bouton A comme Autopilot pour laisser le véhicule s’adapter au trafic et aux limitations de vitesse en vigueur.

Une fois en mode autonome, les occupants des véhicules auront tout loisir de manipuler les écrans et de se familiariser avec cet univers toujours plus numérique. Une fenêtre montrera en continu ce que « voit » le véhicule et ce qu’il va faire. Un bandeau lumineux de couleur bleue sera le signe que l’automatisation est activée.

Et quand il sera temps de reprendre les commandes, le bandeau lumineux passera alors à l’orange, puis au rouge. Des signaux sonores pourront venir alerter en complément le conducteur que c’est à lui de gérer la conduite.

Voici en tout cas, l’un des cas de figure sur lesquels travaillent les ergonomes et les designers.

 

Partager

(Paris, le 18 juillet 2018)

Avec toujours plus de fonctions à gérer, liées à la connectivité et à l’automatisation croissante de la conduite, l’habitacle devient un espace numérique. Une évolution qui peut paraître trop rapide par rapport à la capacité d’adaptation des conducteurs." data-share-imageurl="">