(Paris, Mis à jour le 28 janvier 2022)

Longtemps motorisation reine en France le Diesel n'en finit pas de dégringoler, tant sur le marché automobile national que dans les entreprises. L'année 2021 traduit bien dans les chiffres cette désaffection massive, même si cette motorisation résiste encore en entreprise. 

Sur le marché automobile national, le Diesel ne captait plus, selon les statistiques de la PFA, que deux immatriculations de VP sur dix à la fin 2021. La part de marché du Diesel ressortait en effet à 21 % sur le segment VP contre 52 % en 2016, en plein démarrage du « Dieselgate ». En incluant les VUL, la part de marché du Diesel en France ressortait fin 2021 à 35,23 % contre 42,72 % fin 2020 et près de 60 % en 2016. 

La baisse des immatriculations Diesel sur le marché des entreprises

En entreprise, le Diesel reste encore bien représenté, même si là-encore, la tendance est au repli sur le moyen terme (-28,77 % d’immatriculations par rapport à 2019 et -44,22 % sur le seul segment des VP). En 2021, une immatriculation sur deux concernait en effet un modèle Diesel (456 425 VP et VUL), ce qui lui confère une part de marché de 56,64 %. En un an toutefois, le Diesel près de 11 points de part de marché en entreprise, VP et VUL inclus. 

Signe de la perte de vitesse du Diesel en entreprise, ils ne sont plus que 5 modèles présents dans le Top 10, dont un seul dans le Top 3 désormais dominé par l’essence. 

Palmares VP 2021

 

Cette tendance devrait se confirmer dans les années à venir, compte tenu de l'interdiction des moteurs thermiques en 2035 annoncée par Bruxelles en juillet dernier. Les constructeurs revoient donc leurs gammes et sortent les modèles Diesel. Quant aux Zones à faibles émissions (ZFE), appelées également à se multiplier en France d'ici 2025 (avec notamment leur généralisation à toutes les villes de plus de 150 000 habitants), elles contribuent aussi à détourner les automobilistes du Diesel, sous peine de ne plus pouvoir circuler.