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Les industriels français accumulent de l’expérience dans la voiture automatisée

 

(Paris, le 11 février 2016)

En 2015, en quelques mois, les 4 prototypes déployés en France par le groupe PSA ont accumulé 10 000 km sur route ouverte.

L’un d’eux, qui avait établi une première en France, en reliant en mode autonome Paris à Bordeaux (580 km) à la veille du Congrès sur les ITS, a réédité cet exploit. Ce C4 Picasso a franchi les frontières de l’hexagone avec un parcours d’environ 3 000 km en novembre depuis Paris, pour rejoindre Madrid en passant par Vigo.

Pour sa part, Valeo a bouclé au même moment un Tour de France en conditions réelles sur voies rapides de son prototype Cruise4U sur la base d’une Golf.

Parti de Paris, le véhicule de Valeo hautement automatisé est passé par Calais, Strasbourg, Montpellier, Bayonne et Brest. Soit un périple de 4 000 km qui est venu compléter l'expérience déjà acquise dans d'autres régions de France, comme autour de Paris et à Bordeaux. L’équipementier français totalise plus de 10 000 kilomètres au compteur de son véhicule.

Et ce n’est qu’un début. PSA Peugeot Citroën disposera d’une quinzaine de prototypes en 2016.

Chez Renault, on prévoit de faire rouler un Espace de dernière génération sur route ouverte pour engranger également de l’expérience et des kilomètres.

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Le boîtier magique d’Audi pour la voiture autonome

(Paris, le 9 février 2016)

Au lieu de placer à différents endroits de l’habitacle les systèmes d’aide à la conduite, Audi a décidé de les réunir dans un même lieu pour ses futurs modèles. Pour ce faire, la marque a créé le zFAS, une unité centrale de contrôle des systèmes d’aide à la conduite. L’unité a été réalisée en partenariat avec TTech, Mobileye, NVIDIA et Delphi. Elle mesure actuellement la même taille qu’une tablette tactile, mais devrait diminuer encore à l’avenir. Cette unité, qui centralise toutes les informations provenant des capteurs, sera l’un des piliers de la conduite autonome qu’Audi compte proposer à l’horizon 2020, avec des premiers jalons en 2017 sur l’A8 et en 2018 sur son futur SUV électrique.

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La voiture autonome ancrée dans l’imaginaire américain

(Paris, le 5 février 2016)

Si General Motors vantait dès 1939 l’avenir des véhicules automatisés dans le cadre d’une exposition baptisée « Futurama » et montée spécialement pour cette occasion, il faut attendre les années 50 pour que ces modèles prennent forme aux yeux de la population. Une publicité parue dans le Saturday Evening Post en 1950 accélère les choses. On y voit une famille jouant au Scrabble dans une voiture dont l’habitacle est entièrement vitré, avec le conducteur tournant le dos au volant et appuyant son coude sur la portière. Le véhicule file sur une « highway » à l’américaine. La publicité précise que « demain l’électricité remplacera le conducteur ». Les voitures seront guidées dans leur voie au moyen de systèmes électroniques noyés dans la chaussée, ce qui permettra d’éviter les bouchons, les accidents et bien sûr la fatigue au volant.

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La catalyse SCR est-elle la solution gagnante pour le diesel?

 

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(Paris, le 25 janvier 2016)

Renault n’a pas triché, mais il a fait le minimum syndical pour aborder la norme Euro 6. Le choix technique a été d’opter pour le piège à NOx, l’une des deux technologies disponibles sur le marché. C’est la moins chère, mais pas la plus efficace. Et en couplant ce système avec une vanne EGR qui ne fonctionne qu’entre 17 et 35 degrés, et qui est censée assurer la réduction de 85 % des émissions d’oxydes d’azote, la marque au losange écope de la double peine. Il lui faut maintenant améliorer son système EGR et surtout investir lourdement en vue des normes Euro 6.2, applicables en septembre 2017.

Chez PSA, on doit se féliciter d’avoir opté dès le début pour la catalyse sélective SCR, appliquée depuis quelques années par des constructeurs allemands (Audi, BMW, Mercedes, Opel plus récemment). Le système fait appel à un additif à base d’urée (qu’on appelle AdBlue), qui se transforme en ammoniac dans la ligne d’échappement et convertir les oxydes d’azote en azote et en eau. Le dispositif est plus efficace. 

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