(Paris, le 7 octobre 2026)
Quelle appétence des flottes automobiles pour les nouvelles marques chinoises au 3e trimestre 2026 ?
À fin septembre 2026, les immatriculations des nouvelles marques chinoises dans les flottes atteignent 11 913 VP + VUL, en hausse de 86,2 % par rapport à la même période de 2025, tandis que le marché des entreprises se contracte de 3,4 %, à 502 659 unités. Sur les 9 premiers mois de l'année, les constructeurs chinois ont dépassé le volume de ventes réalisé en 2025. Leur part de marché double ainsi en un an, passant de 1,2 % à 2,4 %. Elle progresse de 0,5 point, sur le dernier trimestre 2026.

La progression est encore plus marquée au niveau national. À fin septembre 2026, les marques chinoises totalisent 73 922 mises à la route, soit une croissance de 104,1 % par rapport aux 36 216 immatriculations enregistrées à la même période en 2025. Leur part de marché double également, passant de 2,5 % à 5 %, tandis que le marché automobile global progresse de 2,3 % à 1 484 601 unités.

Le marché des particuliers constitue le principal moteur de la percée des marques chinoises en France. À fin septembre, leurs immatriculations atteignent 44 113 unités, contre 20 022 un an plus tôt, soit une progression de 120,3 %. Leur part de marché passe ainsi de 3,6 % à 7,1 % en un an.

Les marques chinoises les plus plébiscitées en France
Du côté des classements, BYD conserve de justesse la 1re place sur le marché des flottes d’entreprise avec 3 827 mises à la route, en hausse de 44,9 % sur un an. MG suit à seulement neuf unités, avec 3 818 immatriculations (+54,8 %). Enfin, Xpeng occupe la 3e marche du podium avec 1 790 unités, soit une progression de 219,6 %.
Au niveau national, les places sont toujours inversées : MG conserve la 1re place avec 25 647 unités (+22,7 %), mais voit son avance sur BYD se réduire nettement (22 669 mises à la route, +156,9 %). Alors que son lancement est récent, Omoda & Jaecoo (groupe Chery) s’est très rapidement attribuée la 3e place avec 10 439 immatriculations, devant Leapmotor (5 904 unités).
Les constructeurs chinois en embuscade
Encore peu visibles parmi les modèles électriques éco-scorés les plus immatriculés, les constructeurs chinois préparent une implantation durable en Europe : treize projets d’usines seraient à l’étude, dont sept déjà confirmés, portés notamment par SAIC, BYD, Chery, Geely et Leapmotor. BYD apparaît comme le plus avancé avec un site en Hongrie, un projet en Turquie destiné au marché européen et, à terme, l’ambition de disposer de trois usines d’assemblage et d’une usine de batteries sur le continent ; la France et l’Espagne figurent parmi les pays envisagés pour son prochain site, dont le choix doit intervenir avant la fin de 2026.
Cette production locale doit permettre à ces groupes d’accompagner la croissance de leurs ventes, de satisfaire les exigences réglementaires européennes, de rendre davantage de modèles éligibles à l’éco-score et de réduire l’impact des droits de douane sur les véhicules importés de Chine. Malgré la réforme de l’éco-score envisagée dans le projet de loi de Finances pour 2027, ils ambitionnent de produire plus d’un million de véhicules en Europe d’ici à 2030 et d’atteindre 14 % de part de marché en 2029.
Dans un contexte de tensions sur le pouvoir d’achat, leur compétitivité - prix pourrait accélérer leur progression auprès des particuliers comme des flottes d’entreprise, la préférence pour les marques nationales tendant à s’effacer lorsque l’écart de prix devient trop important, selon une étude récente de l’Observatoire Cetelem.
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(Paris, le 6 juillet 2026)
Quelle appétence des flottes automobiles pour les nouvelles marques chinoises au 2e trimestre 2026 ?
Si la part de marché des néo-constructeurs chinois en France reste encore assez confidentielle, elle progresse petit à petit et davantage sur le marché des particuliers que sur le segment des flottes automobiles. Selon le cabinet d’étude AlixPartners, leur part de marché atteindra 19 % en Europe en 2035. La France et l’Allemagne sont les deux pays où leur développement sera prépondérant.
En attendant, à fin juin 2026, les immatriculations des nouvelles marques chinoises dans les flottes (6 457 VP + VUL) sont en hausse de 62,2 % par rapport à la même période l’an passé, dans un marché des entreprises qui se contracte (-4 % à 345 600 unités). La part de marché de ces nouveaux entrants reste encore minime à 1,9 %, en hausse de 0,8 point sur un an (+0,7 point sur les 3 derniers mois 2026).

La tendance au niveau national est un peu plus marquée. Les marques chinoises réalisent 42 407 mises à la route sur le 1er semestre 2026 (+81,2 % vs S1 2025). Ici, leur part de marché dépasse désormais les 4 %, en hausse de 1,8 point sur un an (+1,5 point sur le dernier trimestre 2026). Sur le seul mois de juin 2026, ces marques ont représenté environ 7 % des mises à la route avec quelque 13 691 immatriculations malgré les barrières douanières européennes et l'écoscore français.

Les marques chinoises les plus plébiscitées en France
Du côté des classements, BYD conserve la 1ère place sur le marché des flottes d’entreprise avec plus de 2 200 mises à la route (+32 % en un an) suivi par MG qui se classe 2e grâce à des immatriculations qui renouent avec la croissance (2 148 unités, +55 %). Enfin, Xpeng occupe toujours la 3e marche du podium (974 unités, +147 %).
Au niveau national, les places s’inversent : MG conserve la 1ère place (près de 16 500 unités, +25 %) mais voit son écart avec BYD se réduire. La marque arrive en effet toujours 2e au classement et voit ses mises à la route bondir de 140 % pour dépasser les 13 500 immatriculations à fin juin 2026. On note également la très bonne performance d’Omoda et Jaecoo (groupe Chery) dont le lancement a eu lieu en mars dernier. La marque, qui dépasse en très peu de temps Leapmotor (groupe Stellantis), décroche déjà la médaille de bronze avec près de 4 000 mises à la route sur le marché national (dont 348 en flottes).
À contrario, certaines marques chinoises ont plus de mal à se faire une place en France. C’est notamment le cas d’Aiways, Seres ou DFSK qui voient leurs volumes décroitre.
Les lancements des modèles de marques chinoises s’accélèrent
Au premier semestre 2026, le marché automobile français a vu arriver encore de nouvelles marques comme Omoda et Jaecoo, ou encore Aion (groupe Gac). Ainsi sur les derniers mois, les lancements de nouveaux modèles se multiplient, notamment sur les segments des SUV compacts, avec une motorisation électrique mais aussi hybrides rechargeables, témoignant d'une offensive commerciale particulièrement structurée. En 2024 et 2025 pour un modèle de marque chinoise lancé il y avait 5 modèles de marques historiques. En 2026, les lancements se sont accélérés puisque on est à parité avec un modèle chinois lancé pour un modèle des marques historiques. Depuis mai 2026, les marques chinoises accélèrent leur implantation avec notamment un redéploiement vers la motorisation PHEV (encore exempte de droits de douanes).
« Cette évolution traduit bien davantage qu'un simple effet de mode ou une opportunité conjoncturelle », selon AAA Data. Les constructeurs chinois disposent aujourd'hui d'une puissance industrielle, technologique et financière qui leur permet d'envisager une implantation durable sur le marché européen. Un premier constat montre que les modèles chinois séduisent les possesseurs de vieux diesel. La tendance apparaît donc comme un mouvement de fond plutôt qu'un « one shot ».
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(Paris, le 10 avril 2026)
Quelle appétence des flottes automobiles françaises pour les nouvelles marques chinoises au 1er trimestre 2026 ?
En 2025, les néo-constructeurs chinois n’ont pas bouleversé le marché automobile français mais leur progression a été constante. Un constat qui se poursuit sur le début de cette année 2026.
À fin mars, les immatriculations des nouvelles marques chinoises dans les flottes (1 946 unités) sont en hausse de 32,7 % par rapport à la même période l’an passé, dans un marché des flottes qui se contracte (-6,2 % à 168 590 unités). La part de marché de ces nouveaux entrants reste encore minime : elle s’élève à 1,2 % dans les entreprises, en hausse de +0,4 point sur un an mais en légère baisse (-0,2 point) par rapport à la fin d’année 2025.
La même tendance s’observe au niveau national où les marques chinoises réalisent 12 607 mises à la route (+25,2 % vs T1 2025). Sur le marché français dans son ensemble, leur part de marché grimpe à 2,6 %, en hausse de 0,7 point sur un an mais en baisse de 0,3 point par rapport à fin 2025.
Virage industriel en 2026
Sur le marché des flottes d’entreprise, les néo-constructeurs chinois ont réalisé sur les trois premiers mois de l’année seulement 18,7 % de leurs volumes 2025, signe d’un ralentissement. Toutefois, plusieurs paramètres pourraient inverser la tendance dans les mois à venir. Rappelons que les projets industriels, BYD en tête, se multiplient le jour sur le Vieux Continent. Ils permettront à ces nouvelles marques d’obtenir le fameux sésame « éco-score » pour les véhicules électriques. Les prochains mois diront ainsi, si les stratégies d’exportation européenne de ces constructeurs paieront, notamment auprès des flottes d’entreprise pressées par les réglementations d’électrifier leurs parcs sous la contrainte de budgets toujours plus serrés.

Les marques chinoises les plus plébiscitées en France
Du côté des classements, BYD conserve la première place sur le marché des flottes d’entreprise avec près de 750 mises à la route (+49,6 % vs T1 2025) suivie par MG qui se classe 2e malgré des immatriculations en baisse (498 unités, -16,4 %) et Xpeng à la 3e marche du podium (370 unités, +174,1 %).
Au niveau national, les places s’inversent : MG conserve la 1ère place avec une large longueur d’avance (près de 3 000 unités d’écart à fin mars) malgré, là-aussi, une baisse des immatriculations (-2,9 %). BYD apparaît toujours à la 2nde place avec des mises à la route en hausse de 108,2 %. À noter également les bonnes performances de Leapmotor (+88,6 %) et Xpeng (+127,3 %).

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